Choisir un logiciel de planning de projet
La plupart des plannings ne meurent pas d'un défaut de méthode mais d'un défaut d'entretien : ils sont justes le jour où on les écrit, et faux trois semaines plus tard. Un logiciel de planning se juge donc moins sur ce qu'il permet de dessiner que sur ce qu'il coûte à tenir à jour.
Le vrai critère : le coût de la mise à jour
Toutes les questions habituelles, le nombre de vues, la richesse des exports, la finesse des droits, arrivent après celle-ci. Si mettre à jour le planning demande vingt minutes et une concentration entière, la mise à jour n'aura pas lieu. Le planning deviendra une pièce d'archive que l'on ressort pour les comités, et le projet se pilotera ailleurs, dans des messages et des tableaux parallèles.
- Combien de gestes pour décaler une tâche de trois jours et répercuter la suite ? La bonne réponse est un.
- Faut-il rouvrir un fichier, le verrouiller, prévenir les autres ? Chacune de ces étapes est une occasion de ne pas le faire.
- Deux personnes peuvent-elles travailler dessus le même après-midi sans s'écraser ?
Ce qu'un logiciel de planning doit savoir faire
La liste est plus courte qu'on ne le croit. Un outil qui fait ces quelques choses correctement rend plus de services qu'un outil qui en fait quarante à moitié.
- Représenter la durée et l'enchaînement, donc porter un vrai moteur de dépendances et pas seulement des barres à placer à la main.
- Recalculer sans qu'on le demande : un planning dont les dates ne bougent que si on les corrige n'est pas un modèle, c'est un dessin.
- Distinguer le prévu du réalisé, par une référence figée à laquelle comparer.
- Se partager avec des rôles distincts : tout le monde n'a pas à pouvoir déplacer une échéance contractuelle.
- Sortir du logiciel : une image pour un compte rendu, un tableau pour une reprise ailleurs. Un planning qu'on ne peut pas montrer ne sert qu'à celui qui l'a écrit.
Les fausses bonnes idées
Trois choix reviennent souvent et se paient tard. Ils ont en commun de sembler économiques au moment où on les fait.
- Le tableur. Il accepte tout, ne recalcule rien, et chaque copie prend son indépendance. Il tient tant que le projet ne bouge pas, c'est-à-dire jamais.
- L'outil de tâches sans axe de temps. Un tableau de cartes dit qui fait quoi maintenant ; il ne dit pas si la date de fin tient encore.
- L'outil qui sait tout faire. Le budget, les risques, la facturation et le planning dans le même écran produisent un écran que personne n'ouvre.
Ce que Ganttia fait de ce problème
Ganttia part du geste plutôt que du formulaire. Le planning se manipule là où on le lit : on tire une barre pour la décaler, on relie deux tâches en traçant le lien, on marque une progression sans changer d'écran. Le moteur recalcule derrière, et l'historique retient qui a changé quoi.
- Six vues sur une seule donnée : diagramme, liste, Kanban, calendrier, charge des ressources et tableau de bord.
- La modification concurrente est détectée et présentée, jamais écrasée en silence.
- Un planning existant se reprend par import plutôt que par ressaisie.
- Rien à installer : le planning est à la même adresse pour tous ceux qui y ont accès.
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Voir ce que cela donne sur votre projet
Le plus court chemin est d'importer un planning que vous tenez déjà ailleurs, et de regarder ce qu'il devient.