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Ganttia

Le diagramme de Gantt, et comment en construire un

Un diagramme de Gantt met un projet à plat sur un axe de temps : chaque tâche devient une barre, chaque enchaînement une flèche. C'est la représentation la plus lue d'un planning, et la plus vite illisible quand elle est mal tenue. Voici ce qu'elle montre, ce qu'elle ne montre pas, et comment en obtenir une qui serve.

Ce qu'un diagramme de Gantt représente

Le principe tient en une phrase : le temps va de gauche à droite, les tâches s'empilent de haut en bas, et la longueur d'une barre est la durée de la tâche. Tout le reste en découle. Deux barres qui se chevauchent sont deux travaux menés en parallèle. Une barre qui commence là où une autre finit signale un enchaînement. Un trou entre deux barres est une attente, et c'est souvent le trou qui apprend le plus.

  • La barre porte la durée, pas la charge : une tâche de deux semaines à mi-temps et une tâche de deux semaines à plein temps se dessinent pareil.
  • Le jalon est une date sans durée, dessiné en losange : une livraison, une validation, une échéance contractuelle.
  • La phase regroupe des tâches et s'étend de la première à la dernière : c'est un résumé, pas un travail supplémentaire.

Les dépendances, qui font la différence

Un diagramme sans liaisons n'est qu'un calendrier en barres. Ce qui en fait un outil de planification, c'est de dire quelle tâche attend quelle autre. Une fois ces liens posés, le planning cesse d'être un dessin et devient un modèle : déplacer une tâche déplace tout ce qui en dépend, et l'effet d'un retard se lit au lieu de se deviner.

  • Le cas courant est la fin-début : la seconde tâche commence quand la première est terminée.
  • La chaîne la plus longue du projet est son chemin critique. Tout retard pris dessus se répercute sur la date de fin ; ailleurs, il est absorbé.
  • Une liaison qui boucle sur elle-même est une erreur de saisie, pas un cas particulier : le planning n'a alors plus de solution.

Ce qu'il ne faut pas lui demander

Un diagramme de Gantt montre le temps. Il ne montre ni le budget, ni la qualité, ni la difficulté d'une tâche, et il montre mal la charge des personnes. C'est une force autant qu'une limite : la représentation reste lisible parce qu'elle ne dit qu'une chose. Vouloir tout y mettre est la première cause de plannings que plus personne n'ouvre.

  • Un projet dont la découpe change tous les jours ne se tient pas en Gantt : la mise à jour coûte plus que ce qu'elle apprend.
  • Un planning à trois cents lignes n'est pas plus précis, il est seulement illisible. La bonne maille est celle où chaque ligne a un responsable.
  • La progression affichée est déclarée par quelqu'un. Elle vaut ce que vaut la déclaration, et un diagramme n'y change rien.

En construire un dans Ganttia

La construction suit toujours le même ordre : la découpe d'abord, les dates ensuite, les liens en dernier. Poser les liens avant d'avoir la découpe oblige à les refaire. Dans Ganttia, chacune de ces trois étapes se fait directement sur le diagramme, sans passer par un formulaire.

  • Créez le projet, vide ou depuis un des modèles, puis saisissez vos tâches et vos phases dans l'arborescence.
  • Posez les dates en tirant les barres, ou en les saisissant : les deux gestes mènent au même résultat.
  • Reliez la fin d'une barre au début d'une autre. Le moteur recalcule aussitôt les dates de tout ce qui suit.
  • Ajoutez vos jalons aux échéances qui comptent, puis figez une référence : c'est elle qui permettra plus tard de dire de combien le projet a dérivé.

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Construire votre premier diagramme

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