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Ganttia

Chapitre 2

Construire le planning

Tâches, phases et jalons, dates, dépendances et jours ouvrés.

Trois sortes de lignes

Un planning se compose de trois objets, et la différence entre eux n'est pas cosmétique.

  • Une tâche occupe une période et porte du travail.
  • Une phase regroupe des tâches. Ses dates ne se saisissent pas : elles suivent celles de son contenu, du début du premier enfant à la fin du dernier.
  • Un jalon marque une date sans durée. Il apparaît en losange sur le diagramme.

Ajouter des tâches vite

La saisie est faite pour enchaîner : le champ reste ouvert et attend la tâche suivante.

  • Le bouton d'ajout ouvre un champ. Tapez le nom, Entrée valide et enchaîne.
  • La touche N fait la même chose sans quitter le clavier.
  • Une sous-tâche s'ajoute depuis la ligne de sa phase, qui devient parente du seul fait qu'on lui en range une dessous.

Modifier sans quitter la ligne

Nom, dates, statut, priorité, progression et responsable se changent directement dans la ligne, sans ouvrir de fenêtre.

  • Rien à enregistrer : chaque champ part dès qu'il est quitté.
  • Le panneau de détail ouvre la fiche complète : description, étiquettes, dépendances, sous-tâches, ressources affectées et discussion.
  • Trois façons de l'ouvrir : un double-clic sur la barre, la barre d'espace sur la ligne sélectionnée, ou Entrée quand le focus est sur la barre. Échap le referme, comme un clic à côté.

Déplacer au pointeur

Le diagramme se manipule directement. Tirer une barre déplace la tâche en conservant sa durée.

  • Les poignées aux extrémités changent la date de début ou la date de fin.
  • Un double-clic sur une barre ouvre le détail de sa tâche.
  • Bouton droit maintenu, le calendrier se fait glisser dans les deux axes, comme une feuille sur une table. Un clic droit immobile garde le menu du navigateur.
  • Ctrl et la molette zooment. La molette seule fait défiler, sans quoi un planning long deviendrait impossible à parcourir.
  • Dans l'arborescence, une ligne se glisse avant une autre, après une autre, ou sous une autre pour en devenir la sous-tâche.
  • Une phase ne se déplace pas directement, puisqu'elle n'a pas de dates à elle. Déplacez son contenu.

Au clavier, sans souris

Tout ce qui se fait à la souris sur le diagramme se fait aussi au clavier, sélection de la barre puis flèches.

  • Les flèches gauche et droite décalent la tâche d'un jour ouvré. Avec Ctrl, de sept.
  • Maj et les flèches changent sa durée, d'un jour ouvré à la fois. Un week-end s'enjambe sans y penser : la tâche gagne ou perd une journée de travail, jamais une case de calendrier.
  • Alt et les flèches réorganisent l'arborescence : haut et bas pour changer de rang, droite pour ranger sous la tâche du dessus, gauche pour en ressortir. Le raccourci vaut depuis la barre du diagramme comme depuis la ligne de l'arborescence ou du tableau.
  • Entrée ouvre le détail.

Les dépendances

Une dépendance dit qu'une tâche en attend une autre. C'est elle qui fait qu'un planning se replanifie tout seul.

  • Quatre types : fin vers début, début vers début, fin vers fin, début vers fin.
  • Un délai en jours s'ajoute à la liaison : positif pour attendre, négatif pour chevaucher.
  • Au pointeur, tirez le rond au bout d'une barre vers la tâche qui doit suivre. Au clavier, le formulaire d'ajout fait exactement la même chose.
  • Une liaison qui formerait une boucle est refusée et dit pourquoi, plutôt que de produire un planning que rien ne peut ordonner.
  • Une phase ne peut pas être la tâche suivante : ses dates viennent de son contenu, et rien ne pourrait les décaler.

Suivre, ou rester où on l'a mise

Deux tâches identiquement liées ne bougent pas pareil, et la différence tient à une chose : qui a posé leurs dates.

  • Tant que personne n'a fixé les dates d'une tâche, elles suivent les tâches précédentes. Allonger la précédente la repousse, la raccourcir la ramène : la liaison est tenue des deux côtés.
  • Dès que vous posez une date, à la souris ou au clavier, la tâche garde sa place. Elle est encore repoussée si une dépendance l'exige, mais elle ne revient plus en arrière toute seule : votre décision tient compte de choses que le planning ignore.
  • Le panneau de détail dit laquelle des deux situations s'applique, sous la liste des dépendances, et propose de rendre les dates aux tâches précédentes.

Voir ce qui bouge avant que ça bouge

Déplacer une tâche dont d'autres dépendent ouvre un aperçu des conséquences. Rien n'est appliqué avant votre accord.

  • La liste des tâches touchées, avec le sens et le nombre de jours de décalage.
  • Le recul éventuel de la fin du projet, annoncé en clair.
  • Si les liaisons forment une boucle, l'aperçu le signale au lieu de replanifier à moitié.

Le calendrier ouvré

Chaque projet déclare ses jours travaillés et ses jours chômés. Le planning en tient compte partout.

  • Aucune tâche ne tombe sur un jour fermé, et les durées se comptent en jours ouvrés.
  • Un jour chômé se saisit avec son motif : jour férié, pont, fermeture.
  • Déclarer un jour chômé repousse la fin des tâches qui l'englobent, au lieu de leur retirer une journée de travail.
  • Changer ce réglage replanifie tout le projet en conservant la durée de travail de chaque tâche.

Dupliquer et supprimer une tâche

Les deux gestes annoncent leur portée avant d'agir, parce qu'une phase emporte tout ce qu'elle contient.

  • Une tâche ou une phase se duplique seule ou avec sa descendance. La copie se pose juste après l'originale, sans reprendre les dépendances.
  • La suppression annonce le nombre de sous-tâches et de liaisons emportées.
  • Deux issues au choix : supprimer la ligne seule, ses sous-tâches remontant alors d'un cran, ou la supprimer avec toute sa descendance.

Ce que Ganttia ne fait pas

  • Les sous-tâches sont listées dans le panneau de détail, mais ne s'y cochent pas.
  • Le survol d'une barre n'ouvre pas d'infobulle porteuse de commandes : elle serait inatteignable au clavier et inexistante au doigt. Le panneau de détail joue ce rôle, à un clic.