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Ganttia

Chapitre 4

Suivre l'avancement

Progression, tableau de bord, références figées, journal et notifications.

La progression

Chaque tâche porte un pourcentage, saisi directement sur sa ligne. Le reste se calcule.

  • La progression d'une phase et celle du projet sont pondérées par la durée : une tâche de dix jours pèse dix fois une tâche d'un jour.
  • Une moyenne simple donnerait un projet à moitié fait dès que la moitié des lignes sont cochées, quelle que soit leur taille.

Statuts et priorités

Deux façons de qualifier une tâche, chacune filtrable, et chacune à une seule valeur.

  • Cinq statuts : à faire, en cours, en attente, bloqué, terminé. Une tâche en a exactement un, il dit où elle en est.
  • Quatre priorités : basse, normale, haute, urgente. Une tâche en a exactement une, elle dit ce qui passe devant.
  • Le statut n'est jamais porté par la seule couleur : son libellé l'accompagne partout.

À quoi servent les étiquettes

Une étiquette est un mot que vous inventez pour marquer un ensemble de tâches qui n'ont rien d'autre en commun. Statut et priorité répondent à des questions que Ganttia a posées ; l'étiquette répond à la vôtre.

  • Une tâche a un seul statut et une seule priorité, mais autant d'étiquettes que vous voulez. C'est ce qui les distingue, et c'est ce à quoi elles servent.
  • Elles sont faites pour les découpages que le planning ignore : un lot de livraison, un client, un budget, un lieu, une compétence, « à valider par le juridique », « reporté au trimestre suivant ».
  • Elles se créent au niveau du projet, sous « Plus d'actions », puis se posent dans le panneau de détail d'une tâche. Elles ne se partagent pas d'un projet à l'autre.
  • Elles ne changent rien au calcul : elles ne déplacent aucune date, ne pèsent sur aucun indicateur, et n'apparaissent dans aucun graphique du tableau de bord.
  • Leur usage réel est le filtre. Cocher une étiquette dans la barre de filtres restreint d'un coup les six vues au même sous-ensemble, et vous donne le Gantt du seul lot qui vous intéresse.
  • Elles se lisent aussi comme une colonne de la vue Liste, et en pastilles sur la fiche de la tâche.
  • Supprimer une étiquette la retire de toutes les tâches qui la portaient, sans toucher aux tâches elles-mêmes.

Le tableau de bord

Six indicateurs et quatre graphiques, recalculés à chaque lecture du projet.

  • Les indicateurs : progression, tâches terminées, tâches restantes, tâches en retard, jours ouvrés restants, charge moyenne.
  • Les graphiques : répartition par statut, répartition par priorité, charge par ressource, et courbe d'avancement prévu contre réel.
  • La courbe réelle s'arrête à aujourd'hui. La prolonger à plat laisserait croire à un arrêt du travail, et en pointillé à une prévision que rien ne fonde.
  • Chaque graphique se double d'un tableau de valeurs dépliable : un tracé ne se lit pas au lecteur d'écran.

Les références

Figer le planning en enregistre un instantané, sous le nom que vous lui donnez. C'est ce qui permet de mesurer la dérive plus tard.

  • La comparaison superpose la référence au diagramme et affiche l'écart en jours sur chaque ligne.
  • Une référence ne se modifie pas : elle se fige et se supprime. L'ajuster après coup lui ferait dire ce qu'on veut.
  • La supprimer ne touche pas au planning : c'est l'instantané qui disparaît.

Le journal du projet

L'historique liste ce qui s'est passé sur le projet, groupé par jour, avec l'auteur de chaque geste. Il s'ouvre en panneau depuis le menu « Plus d'actions » du projet, ou par la palette de commandes : ce n'est pas une vue du planning, mais quelque chose qu'on consulte par-dessus.

  • Créations, renommages, déplacements, changements de statut et de progression, affectations, suppressions, liaisons, commentaires et changements de calendrier y figurent.
  • Une entrée permet de revenir à la valeur d'avant.
  • Le journal est partagé par tous les membres, contrairement à l'annulation, qui reste locale à votre onglet.

Les notifications

La cloche de l'en-tête compte ce que vous n'avez pas lu. Sept motifs, de deux natures.

  • Quatre racontent le geste de quelqu'un : une tâche qui vous est confiée, une citation, un commentaire, un déplacement de planning.
  • Trois décrivent l'état du planning et se recalculent en permanence : échéance proche, tâche en retard, tâche qui en attend une bloquée.
  • Les seconds disparaissent d'eux-mêmes quand la situation se résorbe, sans laisser un retard rattrapé la veille à l'écran.
  • Toute la ligne est cliquable et mène à la tâche concernée, pas seulement au projet : le détail s'ouvre à l'arrivée, et directement sur la discussion s'il s'agit d'une citation ou d'un commentaire. L'ouvrir marque l'alerte comme lue.
  • L'adresse porte la tâche visée : elle se copie, se partage et s'ouvre dans un nouvel onglet comme n'importe quel lien.

Ce que Ganttia ne fait pas

  • Les statuts ne se personnalisent pas : leur libellé, leur couleur et leur ordre sont ceux livrés.
  • Le journal restaure une valeur, pas un instantané complet du projet. Réappliquer un planning entier écraserait le travail fait depuis, sans qu'aucune annulation ne le rattrape.
  • Au-delà de mille entrées, les plus anciennes sont rabotées, ce qui lisse les premières semaines d'un projet très actif.